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C’est plus d’un siècle de service dévoué en éducation catholique qui a permis aux Sœurs de Sainte-Anne de la Communauté Saint-Joseph de se mériter le prestigieux prix Justice James Higgins. SSA Tree

Au cours de leur illustre histoire, les sœurs ont travaillé sans relâche dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la justice sociale, de la pastorale et de l’accompagnement spirituel au Canada. Établie en 1850 au Québec, la Congrégation des soeurs de Sainte-Anne s’est rapidement installée aussi à Victoria, en Colombie-Britannique. En peu de temps, elles avaient mis sur pied un réseau d’écoles et de ministères sur la côte du Pacifique.

À la mémoire d’un éminent juriste canadien et conseiller scolaire catholique, l’honorable James Higgins (1913-1974), de St.John à Terre-Neuve-et-Labrador, le conseil d’administration de l’ACCEC décerne annuellement un prix à une personne ou à un groupe pour sa contribution exceptionnelle à l’éducation catholique au Canada. Le prix Justice James Higgins constitue le plus grand honneur accordé par l’ACCEC.

Sœur Marie Zarowny exprime sa gratitude pour cet honneur, au nom de son ordre.

« Ce prix reconnait les efforts peu connus et souvent exceptionnels de centaines de religieuses depuis 162 ans, explique-t-elle. Celles qui sont venues avant nous ont dû surmonter d’énormes défis, et leur foi, leur confiance et leur engagement étaient extraordinaires. Nous sommes très surprises, mais honorées et reconnaissantes. »

Les « Annie’s », comme les appellent affectueusement leurs amis, ont su reconnaître le pouvoir de l’enseignement catholique et se sont mobilisées pour aider les démunis avant que ce ne soit devenu plus courant.

« Les Annie’s ont joué un rôle crucial dans le développement de l’éducation en Colombie-Britannique, bien avant que les autorités provinciales reconnaissent en l’éducation son pouvoir libérateur pour la personne et sa contribution au bien commun, explique Shawn Chisholm, directeur général de la Federation of Independent School Associations of British Columbia. Sans équivoque, les Sœurs de Sainte-Anne de la communauté Saint-Joseph ont contribué de façon remarquable à l’éducation catholique au Canada. »

 

 

Depuis ses débuts, le but de l’Ordre reste inchangé : autonomiser les communautés marginalisées par l’éducation.

« Notre fondatrice, Marie Anne Blondin, est restée illettrée jusqu’au début de la vingtaine, donc elle comprenait de première main l’importance de l’éducation. Elle savait aussi que pour prendre en main sa propre vie plutôt que d’être à la solde des autres, l’éducation est primordiale. Elle savait qu’il en était de même pour la vie spirituelle, ajoute sœur Marie. Elle rejoignait les plus vulnérables. Nous avons hérité de ces convictions et nous les cultivons toujours. »

Leur contribution depuis près de 170 ans se doit d’être soulignée.

« Elles possèdent un historique de service fidèle et de leadership en éducation catholique, dit Paula Scott, présidente de l’ACCEC. Les nombreuses contributions de ces éducatrices hors pair méritent la plus haute reconnaissance. »

Le prix arrive aussi à un moment opportun.

« Puisque le ministère des Sœurs de Sainte-Anne de la Communauté Saint-Joseph tire à sa fin dans cette partie du Canada, il est important de reconnaître leur apport, » dit Beverly Pulyk, présidente du Catholic Independent Schools Committee de la Colombie-Britannique dans sa lettre de mise en candidature. « C’est une occasion idéale de dire merci. Merci pour leur leadership, merci pour leur témoignage de foi, merci pour leur contribution à l’éducation catholique au Canada, merci pour 162 années de service et de vaste expérience. »

À cause de l’annulation du congrès/AGA de cette année, les Sœurs de Sainte-Anne de la Communauté Saint-Joseph recevront le prix Higgins 2020 lors du congrès de l’ACCEC en 2021 à Saskatoon.